L’entreprise
Accueillir un alternant, c’est être à la fois employeur et formateur.
L’alternant est un salarié (de droit privé quelle que soit la structure d’accueil), au service de son employeur et apporte, comme n’importe quel employé, sa contribution au fonctionnement de la structure d’accueil. Il est intégré dans l’organigramme, se voit assigner des tâches, respecte les instructions de ses supérieurs hiérarchiques et doit d’efforcer d’atteindre les objectifs qu’on lui assigne.
Mais l’alternant est aussi un étudiant, qui prépare un diplôme, et est en conséquence en cours de formation. Il ne peut être considéré comme opérationnel au même titre que les autres. En concluant un contrat d’apprentissage, l’employeur et le maître d’apprentissage s’engagent conjointement à :
Accueillir l’alternant en lui présentant l’entreprise, les collaborateurs, son maître d’apprentissage (ou son tuteur en contrat de professionnalisation), le lieu de travail, et fixer avec lui les missions qui sont lui sont assignées et qui doivent contribuer à l’achèvement de sa formation.
Mettre en œuvre les moyens de lui assurer une formation progressive et complète sous la responsabilité de son maître d’apprentissage (ou tuteur) désigné pour la dispenser.
Le maître d’apprentissage (ou tuteur) a une mission de formation que la structure doit faire en sorte d’intégrer à ses tâches. Il ne faut pas désigner comme maître d’apprentissage (ou tuteur) un collaborateur dont l’agenda ne lui permet pas de consacrer le temps à l’explication et à la transmission du savoir.
Suivre l’évolution de la formation dispensée en CFA en utilisant régulièrement le livret professionnel de l’apprentissage mis en circulation par le centre de formation. Les cas où l’apprenti ne parvient pas à acquérir les compétences doivent toujours être signalées au CFA.
Prendre en compte le statut particulier de l’alternant à la fois travailleur salarié et jeune en formation en veillant notamment à son assiduité en cours. L’employeur ne peut pas confier de tâche à accomplir pendant les périodes de cours (sauf exception, acceptée par les responsables de diplôme). Il ne doit pas exiger de l’alternant la même efficacité qu’un employé déjà formé. Il peut laisser une certaine autonomie à l’alternant mais doit toujours conserver un contrôle sur les tâches accomplies et ne peut pas lui déléguer de compétences.
Respecter l’ensemble de la législation relative au droit du travail notamment en ce qui concerne les horaires et les salaires qui doivent être communiqués à l’alternant. Celui-ci ne peut rester sans tâche à accomplir, ne peut être invité à « rester chez lui » pour des raisons liées à l’organisation de la structure d’accueil, et doit disposer d’un espace de travail de la même nature que celui accordé aux collègues accomplissent les tâches équivalentes à la sienne.
Participer aux rencontres organisées à l’intention des maîtres d’apprentissage et tuteurs par les organisations professionnelles, les compagnies consulaires et les centres de formation d’apprentis.
Solliciter le concours d’une médiation (Inspection de l’apprentissage, CFA…) en cas de situation conflictuelle avec l’alternant afin d’éviter une rupture du contrat.
Soutenir l’alternant dans ses démarches d’intégration professionnelle à l’issue du contrat.
Le maître d’apprentissage / Le tuteur
| Maître d’apprentissage (contrat d’apprentissage) | Tuteur (contrat de professionnalisation) |
| En principe c’est un salarié de l’entreprise. L’employeur peut être maître d’apprentissage s’il a les compétences requises. | En principe c’est un salarié de l’entreprise. L’employeur peut être tuteur s’il a les compétences requises. |
| Les conditions de compétences du maître d’apprentissage sont fixées par la convention collective ou l’accord de branche. A défaut, c’est le code du travail qui fixe. Soit le maître d’apprentissage a « un diplôme ou un titre relevant du domaine professionnel correspondant à la finalité du diplôme et d’un niveau équivalent » licence pour la LP, master 2 pour le M2 et exerce de puis un an. Soit il n’a pas le diplôme équivalent auquel cas il doit alors avoir une expérience professionnelle de deux ans. (art. R6223-22 – Code du travail). | Le tuteur doit « justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans dans une qualification en rapport avec l’objectif de professionnalisation visé » (art. D6325.6 – Code du travail). |
| Pas plus de 2 apprentis par maître d’apprentissage (art. R6223-6 Code du travail) +1 qui aurait échoué à l’examen et continuerait sa formation. | Pas plus de 3 alternants par tuteur (art. D6325-9 – Code du travail) – 2 quand c’est l’employeur |
Le maître d’apprentissage et le tuteur : un rôle et des missions primordiales.
- présenter l’entreprise (hiérarchie, locaux, personnel),
- informer les services et les personnes concernés de l’arrivée de l’alternant,
- informer les équipes du statut de l’aternant pour favoriser son intégration,
- présenter le poste de travail de l’alternant, l’informer des règles collectives existantes et règles de sécurité,
- organiser son temps de travail en prenant en compte le rythme de l’alternance.
- s’informer sur le programme de formation de l’alternant et des modalités d’évaluation,
- mettre en lien la formation en entreprise avec les enseignements suivis par le CFA,
- rencontrer 2 à 3 fois par an le référent pédagogique du CFA chargé du suivi de l’alternant pour des évaluations,
- faire le point sur le travail réalisé, les axes d’amélioration et les objectifs,
- définir des objectifs et missions clairs à réaliser en lien avec le métier visé,
- tenir informé l’interlocuteur du CFA en cas de problème,
- encourager et valoriser l’alternant.
- pour l’apprentissage : remplir le livret d’apprentissage : fiche de liaison entre le CFA, l’apprenti et l’entreprise,
Les outils pédagogiques de l’employeur
Uniquement pour les contrats d’apprentissage
Le CFA délivre un livret d’apprentissage, véritable lien entre le maître d’apprentissage, l’apprenti et le CFA. Il permet au maître d’apprentissage et au référent du CFA de porter des appréciations sur le travail de l’apprenti en entreprise comme au CFA.
L’apprenti qui le détient se doit de faire le lien entre le CFA et l’entreprise et de le présenter à ces référents.
Contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
Le CFA organise deux visites minimum en entreprise dans l’année pour chaque alternant. La visite s’effectue dans l’entreprise, ou en visioconférence ou au téléphone, en présence de l’alternant et de son tuteur.
Chaque visite fait l’objet d’une évaluation et d’une note par le maître d’apprentissage ou le tuteur en entreprise, qui fait partie du contrôle continu du diplôme.
Les visites permettent également au référent du CFA de s’assurer que les missions confiées à l’alternant sont en adéquation avec le référentiel du diplôme.
Le CFA organise une fois par an une journée à l’attention des tuteurs et maîtres d’apprentissage.
Cet évènement a pour objectifs :
- de fédérer les maîtres d’apprentissage et tuteurs autour du projet pédagogique du CFA ;
- de leur donner l’occasion de se rencontrer et de partager leurs expériences ;
- d’activer une dynamique de réseau ;
- de les guider dans leur réflexion sur la fonction tutorale ;
- les faire réfléchir avec nous sur les exigences de notre formation.
Elle est proposée au maître d’apprentissage, tuteur ainsi qu’à la direction des ressources humaines pour les questions administratives.
Laetitia ERPELDING Gestionnaire scolarité
CFA Métiers des arts de la scène - Opéra National de Lorraine
Hôtel de Raigécourt
78 Place du Colonel Driant
54000 Nancy
